
Le défi de janvier sans alcool est bien plus qu’une simple résolution. Votre équipe soignante de la MSP du Provinois vous explique les bienfaits et vous donne ses conseils pour réussir.
Après les festivités de fin d’année, janvier est souvent le mois des bonnes résolutions. Parmi elles, une initiative gagne en popularité chaque année : le « Dry January » ou « Mois sans alcool ». Loin d’être une contrainte, ce défi est une véritable opportunité d’offrir une pause bien méritée à votre organisme et de réévaluer votre relation avec l’alcool.
En tant que professionnels de santé, nous ne pouvons qu’encourager cette démarche positive. Découvrons ensemble pourquoi et comment relever le défi.
Pourquoi tenter l’expérience ? Les bienfaits concrets d’un mois sans alcool
Mettre sa consommation d’alcool sur pause pendant 31 jours n’est pas anodin. Les effets bénéfiques, prouvés par de nombreuses études, peuvent se faire sentir rapidement.
- Un sommeil de meilleure qualité : Contrairement aux idées reçues, l’alcool perturbe les cycles du sommeil. Même si l’endormissement peut sembler plus rapide, le sommeil est moins profond et moins réparateur. Après quelques jours sans alcool, beaucoup de participants rapportent des nuits plus sereines et un réveil plus facile.
- Une énergie retrouvée : Un meilleur sommeil, une meilleure hydratation et moins de travail pour votre foie… Le résultat ? Un gain d’énergie notable pour affronter les journées d’hiver.
- Votre foie vous dira merci : Le foie est en première ligne pour métaboliser l’alcool. Lui accorder une pause lui permet de se régénérer, de réduire l’accumulation de graisses et d’améliorer son fonctionnement global.
- Une meilleure mine et une meilleure hydratation : L’alcool déshydrate l’organisme et peut ternir la peau. Un mois sans alcool permet à votre peau de retrouver son élasticité et son éclat.
- Un coup de pouce pour votre ligne (et votre portefeuille !) : Les boissons alcoolisées sont souvent très caloriques et dépourvues de nutriments essentiels (« calories vides »). Stopper sa consommation peut aider à perdre du poids, sans même changer le reste de son alimentation. Et bien sûr, votre portefeuille s’en portera mieux !
- Une occasion de faire le point : Ce mois de pause est le moment idéal pour observer vos habitudes. L’alcool est-il associé à certaines émotions (stress, joie) ? À des situations sociales précises ? Prendre ce recul permet de reprendre le contrôle sur sa consommation à long terme.
Nos conseils de professionnels pour réussir votre Dry January
Se lancer est une chose, tenir en est une autre. Voici quelques astuces de votre équipe soignante pour mettre toutes les chances de votre côté.
- Annoncez votre participation : Informez vos proches et amis de votre défi. Leur soutien sera précieux, et cela évitera les invitations insistantes. Qui sait, vous pourriez même en motiver certains à vous accompagner !
- Explorez de nouvelles saveurs : Profitez-en pour découvrir l’univers des boissons sans alcool. Eaux aromatisées maison (menthe, concombre, agrumes), thés glacés, infusions, jus de légumes, bières sans alcool de qualité, « mocktails » (cocktails sans alcool)… Les options sont infinies et délicieuses.
- Changez vos habitudes : Si vous aviez l’habitude de boire un verre en rentrant du travail, remplacez ce rituel par une autre activité relaxante : une séance de sport courte, quelques minutes de méditation, un bon thé chaud, un appel à un proche.
- Ne restez pas seul(e) : De nombreuses applications et communautés en ligne existent pour se soutenir mutuellement pendant le Dry January (comme le site officiel Dry January). Partager ses réussites et ses difficultés est un excellent moteur.
- Soyez indulgent(e) avec vous-même : Vous avez craqué un soir ? Ce n’est pas un échec ! L’important n’est pas la perfection, mais la démarche globale. Analysez la situation sans vous juger et reprenez votre défi dès le lendemain.
Et si c’est plus difficile que prévu ?
Le Dry January peut aussi être le révélateur d’une consommation d’alcool devenue problématique, où l’arrêt, même temporaire, s’avère très difficile. Si vous ressentez un manque, de l’anxiété, ou une incapacité à tenir votre engagement malgré une forte volonté, il est important de ne pas rester seul(e).
C’est une démarche de santé. L’équipe de votre MSP du Provinois est là pour vous écouter et vous accompagner. Vos médecins généralistes, infirmiers…peuvent en discuter avec vous en toute confidentialité, sans aucun jugement, et vous proposer des solutions adaptées.
Pour un accompagnement plus spécifique sur ces questions, notre structure compte parmi ses membres une Infirmière en Pratique Avancée (IPA) titulaire d’un Diplôme Universitaire en Addictologie. En lien direct avec votre médecin traitant, elle peut vous proposer une évaluation et un suivi personnalisé. N’hésitez pas à en parler à votre médecin ou à l’accueil pour plus d’informations sur les modalités d’orientation. Retrouvez votre praticien dans la Rubrique « Equipe soignante » ou en cliquant sur le lien suivant : https://msu-provinois.com/equipe-soignante/
Alors, prêt(e) à relever le défi pour votre bien-être ?
_ Toute l’équipe de la MSP du Provinois vous souhaite un beau mois sobre !

Bibliographie :
– Short-term abstinence from alcohol and changes in cardiovascular risk factors, liver function tests and cancer-related growth factors: a prospective observational study – BMJ Open (revue médicale de haut niveau)
- Pertinence : C’est une étude clinique prospective qui démontre qu’un mois d’abstinence chez des buveurs modérés à importants améliore la résistance à l’insuline, le poids, la pression artérielle et diminue certains facteurs de croissance liés au cancer. C’est une référence scientifique très solide.
–How ‘Dry January’ is the secret to better sleep, saving money and losing weight – Université du Sussex (Recherche du Dr Richard de Visser)
- Pertinence : C’est l’étude de référence sur le Dry January. Elle montre que, même 6 mois après, les participants continuent de boire moins qu’avant. Elle quantifie précisément les bienfaits ressentis (meilleur sommeil, perte de poids, économies, etc.) et le sentiment de contrôle accru sur sa consommation.
– Évaluation qualitative du Défi de Janvier – Dry January 2020 – Source : Santé publique France
- Pertinence : C’est l’évaluation officielle de la première édition française. Elle identifie les motivations, les freins et les leviers à la participation, ce qui est très utile pour comprendre le point de vue des patients.